Ces prénoms portés par les arrière-grands-parents font un retour remarqué. Léon, Gabin, Marceau, Céleste, Hortense : ils sonnent frais parce qu'ils ont été oubliés pendant 50 ans. Et ils portent une histoire que les prénoms récents n'ont pas encore.
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Le phénomène est documenté depuis les années 2000 et s'accélère depuis 2015. En France, des prénoms portés par les arrière-grands-parents, puis mis de côté pendant deux générations, refont surface avec une fraîcheur inattendue. Léon, Gabin, Hortense, Céleste, Marceau : ils sonnent neufs parce qu'ils ont été absents pendant 40 à 60 ans.
C'est ce que les sociologues appellent le cycle de régénération des prénoms : un prénom devient démodé avec la génération qui le porte le plus, disparaît pendant une à deux générations, puis revient quand il n'est plus associé à des gens vivants âgés. Ce cycle dure environ 80 à 100 ans.
| Prénom | Apogée historique | Retour depuis |
|---|---|---|
| Léon | 1900-1920 | 2012 |
| Gabin | Années 1930-1940 | 2015 |
| Marceau | Révolution française | 2014 |
| Céleste | 1890-1910 | 2016 |
| Abel | Biblique, populaire jusqu'en 1950 | 2016 |
| Jules | Fin XIXe, début XXe | 2005 |
Tous les prénoms anciens ne reviennent pas. Certains restent simplement démodés, car trop associés à une époque ou à une image négative. La différence entre un prénom vintage qui revient (Léon, Gabin) et un prénom qui reste «vieux» (Gontran, Blandine) tient souvent à la sonorité, à l'absence d'associations négatives et à un porteur célèbre contemporain qui le remet au goût du jour.